Shonen-ai

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Shonen-ai

Message par Catheliana le Jeu 28 Aoû - 10:33

Shonen-ai

Shōnen-ai (少年愛, amour des jeunes hommes) est un terme vieilli se référant aux manga et anime relatant des amours entre de jeunes hommes, en particulier pour les bishōnen. À l'origine, le genre traitait des relations très fortes mais non-sexuelles entre jeunes hommes. Des nos jours, il en est venu à désigner des relation romantiques mâle-mâle. Le prédecesseur de Shōnen-ai était tanbi.

Les œuvres Shōnen-ai sont généralement moins sexuellement explicites que le yaoi, et les personnages qui y sont impliqués sont généralement plus jeunes. Le shōnen-ai est très populaire au Japon, en particulier parmi les jeunes écolières et les femmes au foyer, et se retrouve fréquemment en élément scénaristique des shōjo manga et animes. Il trouve également un large public en Amérique, en particulier parmi les femmes hétérosexuelles entre 18 et 24 ans et parmi les hommes homosexuels, bien que ce dernier public ne soit pas une cible recherchée des auteurs.

Le terme shōnen-ai n'est pas très utilisé au Japon à cause d'une ancienne connotation proche de la pédérastie et de la pédophilie ; l'expression en pseudo-anglais (wasei-eigo) Boy's Love (ボーイズラブ, bōizu rabu ou encore Boys Love ou Boys' Love ou BL) l'a remplacé. Ironiquement, dans les société occidentales on observe le phénomène inverse : le terme anglais "boylove" est fortement connoté alors que le terme japonais n'a pas ce sens.

L'attrait du shōnen-ai est difficile à décrypter, et notamment du point de vue occidental. La majorité du lectorat est jeune et féminin, et en tant que tel, les histoires sont principalement dessinées par des femmes, et poussées auprès de l'audience féminine. De nombreux fans déclarent être attirés par la beauté et la distance des personnages, ainsi que par la représentation idéalisée de l'amour masculin. Certains suggèrent que, du fait que les histoires excluent les femmes des relations, elles ne sont pas sexuellement angoissantes pour ce lectorat féminin tout en lui permettant de s'identifier aux personnages. D'autres suggèrent qu'il est parfaitement naturel pour les femmes d'être émoustillées par l'idée de l'amour et du sexe entre mâles, tout comme l'érotisme lesbien est incroyablement populaire auprès de l'audience masculine. En règle générale, c'est avant tout la découverte du sentiment amoureux vu par les hommes qui intéresse les lectrices de ces mangas.

La plupart des lecteurs/spectateurs découvrent ce genre sur une série en particulier, par l'intermédiaire d'un pair ou ami, et se lie émotionnellement avec les personnages, notamment ceux ayant un esprit créatif et appréciant de voir la manière de réagir de différentes personnes dans différentes situations.

L'audience est forte : un manga comme Gravitation a généré 9 million de dollars de profits au États-Unis, où il est la meilleures vente BD/manga de ces 20 dernières années.

Le shōnen-ai doit être séparé de la production de BD visant le marché homosexuel ; les relations qui y sont dépeintes sont entre garçons, souvent aussi jeune que 14 ans, mais parfois même 12 voire 10 ans, et sont souvent totalement insensées sur un plan psychologique : la dynamique y est irréaliste. Le but du shōnen-ai est le maintien de la fantaisie, et pas du tout d'être le reflet de la vie homosexuelle. Bien que certaines BD pour ce marché ont été commercialisées au Japon, il s'est toujours agit d'affaire clandestines, indépendantes et à petits tirages et faible diffusion. Ceci s'explique par le fait que le but des romans Shōnen-ai n'est pas du tout, selon leurs auteurs, de défendre l'homosexualité, car la narration est souvent très éloignée de la réalité. La distinction entre la narration et la réalité sociale est flagrante : ce qui est admis dans un manga (une romance entre hommes) peut être rejeté par ses lecteurs dès qu'il s'agit de la réalité et non plus d'un manga.

Le terme JUNE a également été utilisé au Japon, mais uniquement pour des travaux originaux (par pour des fanfictions où les personnages seraient détournés dans un but de mise en scène homosexuelle), et principalement pour le contenu du 1er magazine populaire dédié au shōnen-ai, JUNE magazine. Ce magazine, ayant atteint son pic de popularité au milieu des années 1980, se livrait à un culte du binanshi, le beau garçon (prédécesseur de l'actuel bishōnen). Depuis, la plupart des manga shōnen-ai professionnels ont été publiés dans les magazines pour filles traditionnels. Un marché prospère pour les dōjinshi à thème orienté gay s'est récemment développé au Japon, tournant principalement autour du Comiket. Cette grande convention annuelle propose en effet plusieurs étages de manga (principalement amateurs) et d'artistes gekiga vendant leur œuvres, un des étages du sous-sol étant dédié au shōnen-ai et yaoi.

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